12 janvier. Rabah Ameur Zaïmeche présente à la Cinémathèque de Toulouse son dernier film en avant-première. "Les Chants de Mandrin" relate le combat des compagnons d'armes du célèbre bandit du XVIIIe siècle, aux prises avec les gardes du régime qui a condamné à mort leur chef de bande. Détrousseurs de fermiers généraux, ils se jouent des contraintes administratives et des autorisations pour organiser des marchés clandestins aux marges des villages. Je suis sensible à la dimension contemporaine du propos. Elle est décuplée par les choix du scénario tournant le dos au film de cape et d'épée pour se concentrer sur le portrait d'une poignée de résistants en rupture avec le pouvoir. Ils chantent "la Complainte de Mandrin" à travers les campagnes, fuient la répression dans le maquis d'épaisses forêts. Je suis parfois perplexe devant l'interprétation maladroite de quelques acteurs et la faiblesse de dialogues trop improvisés. Mais la mise en scène des paysages de l'Aveyron est d'une beauté majestueuse. Dans le rôle d'un marquis éclairé, fasciné par la légende de Mandrin qu'il entend immortaliser, je retrouve avec plaisir à l'écran la présence attachante de Jacques Nolot.
photo © MK2 Diffusion
Dans les salles depuis le 25 janvier









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